Je suis partis tôt ce matin. J'ai pris le nécessaire dans un vieux sac et ce dont j'avais besoin et je suis partis. Avant de franchir le seuil de la porte je me suis retournée une dernière fois en pensant à tout ce que je laissais derrière moi. Mais sans un regret je suis partis. J'ai claqué la porte. Je me suis posée à la terrasse d'un café, il faisait beau aujourd'hui et les gens s'activaient atours de moi. Il y avait des couples , des personnes âgés, des jeunes parents et tous cachait leur tristesse. Puis je suis partis encore une fois. Après avoir marché plusieurs heures dans les rues de ma ville j'étais exténué je m'assis donc sur un pond et j'y élus domicile. La nuit était tombée et il y avait très peu de passant, malgré la fatigue qui s'emparait de moi je ne me résolue pas à dormir. J'avais peur ... Peur de ne pas me réveiller, peur du lendemain. Je pensais à tout ce que j'avais abandonné, tout ce que j'avais ratée. Je me dis que dans ma vie je n'ai excellé seulement dans le domaine de l'autodestruction, j'ai préféré une poudre blanche à mes études, un fixe à ma famille, la drogue à ma vie. Et je me suis interrompue dans mes songes lorsque je me suis apperçus qu'elle me fixait. Elle était là ,devant moi, sans doute ahuri de constater mes cernes, ma maigreur, mes bras piqués et mes joues creusées. Elle s'effondra en larme à mes pieds, en larme de ne pas s'être rendu compte de ma déchéance, en larme ne n'avoir rien remarqué. Elle était dans un état encore plus pitoyable que le miens. Elle me demanda pourquoi, me supplia de rentrer et je lui ai simplement répondu " Maman s'il te plait, laisse-moi mourir. "